La lecture, une alliée de taille

On assiste à une « bataille » entre des gens qui aiment la lecture et d’autres qui la « détestent » si on peut le dire. Pour ceux qui ne l’aiment pas, c’est une activité ennuyeuse et contraignante alors que pour l’autre groupe, c’est la joie quand ce moment de prédilection arrive.

Nous, en tant que Centre Eulis, centre qui promeut la lecture, nous allons naturellement être l’avocat de la lecture.

1 – La lecture permet de voyager sans se déplacer

Ah oui. Les auteurs nous envoient dans leur monde et active notre génie imaginatif. Cela pour nous faire vivre les différentes scènes décrites. Vous avez accès à plusieurs cultures et savez comment les choses se déroulent dans certaines contrées du monde sans y mettre le pied. C’est ce qui rend cette activité très intéressante. Prenons l’exemple du livre « l’autre moitié du soleil » de Chimamanda. Dans cette œuvre, elle passe par une histoire pour expliquer la guerre du Biafra qui s’est déroulée il y a plusieurs décennies. C’est là l’un des pouvoirs de la lecture : nous faire vivre une situation déjà passée

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2 – La lecture nous permet d’acquérir des connaissances

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À l’école, on ne nous enseigne pas tout et personne ne le nier. Pour notre propre culture et pour mieux appréhender certaines choses de la vie, la lecture s’impose. Le développement personnel, le leadership ne sont pas des disciplines enseignées à l’école. En d’autres termes, la lecture nous aide à faire des découvertes qui permettent de mieux porter un jugement sur certaines situations.

3 – La lecture permet de raffiner son vocabulaire

En lisant, nous avons la possibilité de découvrir de nouveaux mots afin d’avoir un vocabulaire très intéressant. C’est pour votre bonheur bien entendu. Il n’existe pas de cours où l’on vous enseignera comment passer du langage familier au langage soutenu. C’est en pratiquant la lecture que cette évolution se fera.

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En bonus, lorsque vous partagez vos lectures avec les autres, vous créez une communauté de personnes passionnées par cette discipline. Vous pourrez organiser des rencontres pour partager vos impressions.

Lisez, lisez, lisez car c’est important. Si vous avez d’autres raisons, partagez-les avec nous.


 

BOOK’ART TOUR À KOMBORODOUGOU

Il était étrange, ce sentiment de plénitude que j’ai ressenti lorsque nous avons mis les pieds à Korhogo. Comme si j’y avais toujours vécu. Je me sentais comme à la maison, et à raison. Et puis il s’est décuplé, lorsqu’après plus de 20 minutes à avancer cahin-caha sur une route non bitumée, coincés à 4 à l’arrière d’une Toyota plus très neuve, nous avons fini par voir « Bienvenue à Komborodougou. »

Pour Raymond, Abdul-Basit et Ruth, c’était la première fois qu’ils découvraient la région. Stella, elle, avait déjà été à Korhogo mais ne connaissait pas Komborodougou, mon village. Il est situé à 27 km de Korhogo. La moitié du trajet s’effectue sur une route bitumée tandis que l’autre attend encore le goudron. Komborodougou, de son vrai nom Kogaha, est le village natal de mon père. C’est là qu’il a passé son enfance et ses premières années à l’école. Mais jusqu’à l’année dernière, le village ne disposait pas encore d’un collège. Les enfants les plus chanceux pouvaient poursuivre leurs études secondaires à Napié, à Korhogo, ou dans une autre localité où ils pouvaient avoir un tuteur. Pour les autres, l’école s’arrêtait au CM2.

Depuis longtemps, papa chérissait l’envie de faire construire un collège chez lui, de contribuer à améliorer l’éducation dans notre région. Je précise d’ailleurs que je lui ai donné ma contribution pour acheter le ciment ! Le collège a finalement vu le jour à la rentrée scolaire 2018-2019 avec un premier bâtiment et deux classes de 6e avec 58 élèves chacune. Il me semblait donc logique d’y aller dans le cadre du Book’Art Tour.

Les ateliers Book’Art sont des ateliers de lecture, d’orthographe, d’art, de bricolage, de discussions, destinés à éveiller et nourrir la curiosité des jeunes Ivoiriens. Le Centre Eulis existe depuis plus de deux ans maintenant à Yopougon, et nous sommes ravis des progrès effectués avec les enfants de la zone. Mais en dehors d’Abidjan, bon nombre de localités souffrent de nombreux problèmes au niveau de l’éducation. À défaut de pouvoir tous les résoudre, on aimerait bien apporter notre pierre à l’édifice en rapprochant les livres des jeunes élèves à l’intérieur du pays. Comme à Mahapleu, les ateliers se sont déroulés pendant deux matinées, du Mercredi 28 au Jeudi 29 Août. Nous avons discuté ensemble de l’importance de la lecture autour de « Bouba et Zaza sont confrontés à l’illettrisme » et de la protection de l’environnement avec « Bouba et Zaza protègent la terre ». Raymond a ensuite animé des ateliers de dessins et de peinture.

J’ai remarqué que les enfants étudiant dans les grandes villes, à Korhogo et Bouaké, ou dont les parents sont des fonctionnaires, avaient un niveau supérieur à la moyenne. Cela s’explique sans doute par le fait que les parents qui n’ont pas été à l’école ont plus de mal à suivre les études de leurs enfants. De plus, dans les villages, la majorité des enfants n’a pas l’opportunité de parler le français en dehors de l’école. Et lorsque vient la période des récoltes, certains élèves passent plus de temps au champ que dans les salles de classe.

Les enfants étaient quand même très attentifs et ont apprécié le temps que nous avons passé ensemble. Bien que nous ayons organisé les choses dans un délai très court, nous avons eu 18 élèves le premier jour et 28 le second. Certains étudient au collège et d’autres étaient au village pour les vacances. Ils m’ont expliqué qu’ils ne fréquentaient pas la bibliothèque installée au foyer des jeunes sans aucune raison particulière. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de la visiter mais j’ai fait promettre aux enfants de lire plus souvent si nous leur faisons parvenir des livres.


Le principal du collège nous a félicité de l’initiative bien qu’il la trouvait un peu trop courte. C’est vrai, en deux jours on ne peut pas faire beaucoup. Mais comme je l’ai déjà souligné, nous essaierons de faire davantage en envoyant des malles de livres dans chacune des localités que nous visiterons pour le Book’Art Tour, et même d’y passer plus de temps avec les jeunes, in shaa Allah. Des clubs de lecture animés par les élèves eux-mêmes pourraient aider à élever leur niveau en classe.

En dehors du caractère éducatif du voyage, ça a également été une belle aventure avec une ambiance bon-enfant. Les garçons ont même escaladé le Mont Korhogo, malgré la pluie et la fatigue. Nous avons eu l’occasion de déguster de bons plats, et j’ai eu la chance d’avoir de nombreux oncles, tantes, cousins et cousines, prêts à rendre notre séjour agréable. C’était tellement bien d’être chez moi, même si j’ai encore de très gros progrès à faire pour maîtriser le Nafara (Sénoufo), ma langue maternelle. J’ai hâte qu’on y retourne !

Ce voyage a été financé grâce à un concours organisé par la blogueuse Scheena Donia et Orange Money. Vous pouvez nous aider à organiser les prochains ateliers pour le Book’Art Tour, financièrement, en livres ou en donnant de votre temps. Merci de remplir ce formulaire pour plus de détails.

Lisez aussi sur notre voyage à Mahapleu : https://leschroniquesdetchonte.com/bookart-tour-a-mahapleu-



BOOK’ART TOUR À MAHAPLEU

À Abidjan, on remarque pas mal de carences dans le système éducatif et le niveau des élèves. Mais ce n’est rien comparé aux difficultés rencontrées à l’intérieur du pays. J’en avais eu un aperçu en participant à un atelier organisé par UNICEF pour l’ouverture de bibliothèques scolaires dans trois régions du nord du pays. Plusieurs responsables scolaires dans ces régions nous ont parlé des challenges auxquels ils sont confrontés. J’en ai appris davantage en allant moi-même à la rencontre d’élèves à Mahapleu, à 23 KM de Danané, puis à Komborodougou, mon village, dans la région de Korhogo.

Pendant le mois de Mai, la blogueuse Scheena Donia, en collaboration avec Orange Money, a organisé un concours pour récolter des fonds pour des entrepreneurs africains. L’objectif était de les aider à réaliser un petit projet à but lucratif ou social. Quelqu’un a nominé le Centre Eulis et nous nous sommes retrouvés parmi les trois projets finalistes. Classé troisième, le Centre a obtenu 625 euros, environ 410 000 francs pour organiser des ateliers de lecture et d’art.

Le 25 Mai, j’ai tweeté que je rêvais de me promener à l’intérieur du pays pour organiser des ateliers de lecture, de discussions et de bricolage. Thomas, professeur de Sciences-Physiques au Collège Moderne de Mahapleu, m’a dit qu’il serait heureux de m’accueillir chez lui. Je ne connaissais ni la région, ni mon hôte. Lui même jusqu’au dernier jour, était encore dubitatif quant à notre arrivée à Mahapleu. Pourtant, le mardi 20 août, après environ 11 heures de route, nous sommes bel et bien arrivés à la gare, épuisés, mais très enthousiastes à l’idée des prochains jours. J’y étais avec deux des plus anciens bénévoles du Centre Eulis, Raymond Diby et Abdul-Basit Adewalé. Nous avons été rejoints le lendemain par Donassihi Coulibaly, étudiant en Turquie, écrivain et passionné par le social.

Bookart Mahapleu 2

Les réalités à l’intérieur du pays sont bien loin de celles d’Abidjan. Certaines localités sont mieux nanties que d’autres mais elles partagent quelques problèmes. Le mauvais état des routes et la longue distance de la capitale rendent les voyages assez difficiles. Pourtant, les fonctionnaires doivent souvent se rendre à Abidjan pour remplir certaines formalités administratives. De plus, tout le monde ne dispose pas d’un accès à l’électricité et à l’eau courante. Le village de Mahapleu a certes le courant et l’eau, mais dans le quartier de Thomas qui est une nouvelle extension, seul le collège a le courant électrique. Thomas lui, a souscrit à un abonnement avec une compagnie d’énergie solaire. Nous chargions nos appareils électroniques au collège pendant la journée pour pouvoir les utiliser plus tard. En attendant d’avoir un raccord pour l’eau courante, Thomas dispose d’un puits creusé devant sa maison.

On comprend aisément pourquoi peu de fonctionnaires souhaitent rester dans les petites localités. Quand les infrastructures adéquates ne sont pas présentes, tout le monde préfère le confort des grandes villes. Malheureusement, cela signifie que bon nombre d’enfants dans ces zones n’auront pas droit à une éducation de qualité par manque de personnel. Pour combler le déficit d’enseignants, les écoles recrutent des bénévoles dans certaines matières. Ces professeurs sont donc payés directement par l’école plutôt que le Ministère de l’Éducation Nationale. Il va s’en dire que les parents d’élèves doivent donc contribuer pour payer leur salaire. Théoriquement l’école est gratuite mais dans la pratique, elle a bel et bien un coût qui est parfois fixé arbitrairement selon les responsables des établissements.

Étant donné que le collège n’arrive pas à satisfaire le grand nombre d’enfants en âge d’aller à l’école dans cette zone, plusieurs écoles privées ont également été créées. Certaines par des professeurs de la région. J’ai parfois éclaté de rire pendant que Thomas et ses collègues nous racontaient des anecdotes liées à leur expérience. Il faut peut-être vivre certaines pour se rendre compte que ce n’est pas de la fiction. Le village constituant une petite communauté, il n’est pas rare qu’un parent d’élève rende visite à un professeur, à domicile, parce que son enfant n’a pas de bonnes notes dans sa matière. Nous avons également été surpris de découvrir des parents en pleine séance de visionnage de Wozo Vacances dans la salle des professeurs du collège.

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Le collège Moderne de Mahapleu a été construit par la Banque Mondiale et disposait même de laboratoires équipés et d’une salle de bibliothèque. Malheureusement, face au déficit de salles et de personnel, ces différentes salles spécialisées ont été transformées en salles de classes. Les livres de la bibliothèque sont dans les placards de l’économat et ne sont utiles à personne. Mais lorsque j’ai pu les voir, je me suis demandé si même en dehors des placards il auraient pu captiver l’attention des élèves. Le problème avec les dons de livres est que très souvent, les ouvrages ne sont pas adaptés à la cible. Il s’agit généralement de vieux livres d’auteurs occidentaux dont l’histoire et l’écriture sont peu attrayantes pour des jeunes ivoiriens.

Nos ateliers se sont déroulés pendant deux matinées, le jeudi 22 et le vendredi 23 août. Nous avons eu des séances de lectures autour de « Bouba et Zaza sont confrontés à l’illettrisme » et « Bouba et Zaza protègent la terre ». Ensuite, Raymond a appris aux enfants à dessiner à partir des chiffres, de 1 à 9. Nous avons travaillé avec une vingtaine d’enfants de la 6e à la 4e. J’ai été ravie de voir qu’ils étaient tous très intéressés et même ceux qui avaient des difficultés à lire se prêtaient au jeu. Le vendredi, nous nous sommes entretenus avec les élèves du second cycle. Donassihi leur a partagé son parcours d’Abobo à la Turquie, pour leur montrer que leur réussite ne devrait pas être freinée par les conditions difficiles dans lesquelles ils pourraient se trouver en ce moment. Nous leur avons parlé de l’importance d’internet et de comment ils pourraient l’utiliser à bon escient pour leur formation. Raymond a également raconté son parcours en tant que passionné de dessins, aujourd’hui illustrateur professionnel et professeur d’arts plastiques. Abdul-Basit et moi-même avons parlé de l’importance d’être actif dans sa communauté et d’avoir une bonne orientation après le baccalauréat.

Mahapleu est un village assez paisible et nous avons passé d’excellents moments en compagnie de Thomas et ses collègues. Ils ont été très disponibles pour rendre notre séjour agréable et je ne leur en serai jamais assez reconnaissante. Entre les fous rires, les pannes de moto, de car et ma chute dans les cascades de Goba, cet article ne finirait pas si je devais vous raconter en détails les péripéties du voyage. La route est certes longue et difficile, mais à en croire nos hôtes, elle est encore nettement meilleure que celles qui vont vers des localités plus lointaines. On en a d’ailleurs vu un brin en allant à Danané à moto. La route est tellement mauvaise pour rejoindre certains villages qu’ils ne reçoivent pas de visite de superviseurs pendant les examens scolaires. La zone de l’ouest a été l’une des plus affectées par les différentes crises qu’a connu le pays. Mais Thomas m’a assuré que les choses se sont quand même un peu améliorées, même si le rythme est lent. On a vécu une belle aventure humaine en compagnie de ces acteurs de l’éducation : Thomas, Florentin, Charles et Loukou. Merci beaucoup !

Bookart Mahapleu 4

Deux jours, c’est vraiment peu pour donner le goût de la lecture à des enfants. Et ça l’est encore plus lorsqu’on sait qu’après notre départ, ces enfants n’auront pas accès à des livres pour nourrir cet amour pour la lecture que nous souhaitions leur inculquer. Nous  leur avons certes offert des livres des éditions Nouveaux Horizons, mais il y a encore beaucoup à faire. Après cette magnifique première expérience, nous avons décidé que nous ferions plusieurs autres voyages à l’intérieur du pays in shaa Allah. Mais plutôt que de nous contenter de deux jours de lecture, nous essaierons de faire parvenir des malles de livres adaptés aux jeunes, dans chacune des localités où nous serons de passage. Pour le moment, nous commencerons avec les livres dont nous disposons déjà au Centre. Mais si vous voulez prendre part au projet en faisant des dons de livres ou financier, ou même en nous accompagnant physiquement, merci de remplir ce formulaire.

Bookart Mahapleu..
Bookart tour Mahapleu !
Bookart Tour Mahapleu ...
Bookart tour mahapleu ..
Bookart tour mahapleu..
Bookart tour Mahapleu.
Bookart Mahapleu

À LA DÉCOUVERTE DU JARDIN BOTANIQUE DE BINGERVILLE

C’est toujours un plaisir de partager les découvertes que je fais avec les enfants du Centre Eulis. L’objectif est que vous puissiez vous en inspirer pour les enfants de votre communauté. Le samedi 18 Août 2018, nous nous sommes rendus au Jardin Botanique de Bingerville avec 31 jeunes explorateurs. Au départ, la sortie était prévue pour 20 enfants. Nous avions 7 inscrits quelques jours avant la date prévue, et l’un des bénévoles me demandait si nous allions l’annuler ou pas. Je lisais « Les vertus de l’échec » de Charles Pépin. Après quelques hésitations, j’ai finalement lancé une invitation sur Twitter et Instagram pour que des bonnes volontés sponsorisent la sortie de certains enfants. Trois jours plus tard, 18 enfants ont été sponsorisés. Merci à toutes ces personnes qui ont répondu promptement à mon appel, et aux bénévoles qui nous ont accompagnés. 

Le programme a été simple et agréable. La visite guidée a duré environ une heure de temps. Le Lieutenant Soumahoro a su entretenir les enfants pendant tout ce temps, quand bien même leurs ventres commençaient à crier famine à l’approche de midi. Nous avons ensemble appris que le Jardin Botanique de Bingerville est un joyau vert de 56 hectares créé en 1904. Il existe pour 4 raisons: la protection de la biodiversité, la recherche scientifique, les encadrements pédagogiques, et les activités récréatives. Certaines personnes profitent de l’endroit pour y faire des séances photo, et on a même vu des mariés et leurs accompagnateurs en action.

Nous avons pris plaisir à découvrir et redécouvrir certaines plantes. Le guide nous a fait savoir que les feuilles de bambou de Chine sont utilisées pour traiter la fièvre typhoïde et les tiges interviennent dans les cas de fracture. On a également vu un arbre dont les feuilles peuvent être utilisées dans la fabrication du savon. Certaines plantes et fruits avaient des noms atypiques, comme le coeur de boeuf qui ressemble beaucoup au corossol et la canne de Moïse qui aurait été la plante dans laquelle la canne du prophète a été taillée. Nous avons appris que l’un des quartiers de Yopougon doit son nom à l’arbre Niangon et j’ai adoré passer toute seule à l’intérieur d’un grand fromager… Je plaisante, j’ai flippé, et ma joie à la sortie n’en a été que plus grande. 

C’était magnifique de voir l’enthousiasme des enfants. J’ai été encore plus heureuse lorsqu’ils répondaient aux questions du guide, et plus tard aux nôtres pendant le bilan de la journée. Après la visite, chacun a déballé son repas pour le déjeuner. Plus tard, pendant que nous jouions au Scrabble, les enfants ont eu une discussion avec Charles dont ils ont catégoriquement refusé de me partager le contenu (ces ingrats cachottiers!).

Après plusieurs minutes à gambader librement, nous les avons réunis pour une séance de lecture avec deux livres de Josué Guébo: « Pourquoi l’homme, le chien et le chat parlent des langues différentes » et «  Le père Noël danse le Ziglibity ». On a terminé par une joyeuse partie de « chasse aux animaux ». C’est un jeu au cours duquel deux chasseurs se lancent une balle en essayant de toucher les enfants au milieu pour les éliminer du jeu. 

Arrivés à 10h, nous avons quitté les lieux aux environs de 16h, après une belle journée à respirer de l’air frais et à apprendre de nouvelles choses. Je vous recommande vivement de visiter le Jardin Botanique de Bingerville. C’est l’un des rares espaces verts de la zone d’Abidjan et il faut en profiter pour se reconnecter avec la nature.

Consignes pour une sortie en groupe

Vous devez impérativement rédiger un courrier adressé au directeur du jardin botanique avec en objet « Visite guidée et occupation de site ». Vous devrez vous y engager à quitter les lieux avant 17h et à ramasser toutes les ordures pour les déposer effectivement au bac à ordures près du préau 1. 

Ce courrier doit être déposé 2 semaines avant le jour prévu pour votre sortie. Il doit être accompagné d’un paquet de sacs poubelles de 100 litres et d’une caution de 20.000 francs. Vous pourrez récupérer cette caution à la fin de votre sortie, après avoir nettoyé derrière vous. Appelez si vous avez besoin de plus de détails. Le Lieutenant Soumahoro a été d’une très grande aide.

Contact: 

Lieutenant Soumahoro: 03 44 33 43 / 47 47 78 98

Horaires d’ouverture: 

Du lundi au vendredi: 7h30 à 17h 

Les jours fériés et week-end: 7h à 17h

Coûts pour la visite:

0-10 ans : 300 francs

11-17 ans: 500 francs

Adultes: 1000 francs

Photos de Charles Levy

10 ACTIVITÉS POUR ORGANISER UN MINI-CAMP DE VACANCES

L’adrénaline est retombée depuis une semaine déjà et j’ai eu du mal à trouver les mots pour parler du mini-camp de vacances que nous avons organisé au Centre Eulis. Du lundi 16 au Samedi 28 juillet, nous avons organisé des activités pour occuper sainement une vingtaine d’enfants du CE1 à la classe de 4e. C’était un test et même s’il y a eu quelques couacs, j’ai été assez satisfaite, et enrichie par cette expérience.

Cet article a principalement pour but de vous aider et encourager à organiser votre propre mini-camp de vacances, ou au moins certaines des activités. Même si le camp a été harassant et que je mourrais de fatigue chaque soir, il a surtout été gratifiant. Les enfants venaient tous les matins de 10h à 12h, et les après-midis de 14h à 17h. Nous commencions toutes les journées par 5 minutes de méditation. J’ai été surprise de voir que ces petits bouillonnant d’énergie pouvaient tenir 5 minutes sans faire le moindre bruit. La méditation était relaxante non seulement pour eux, mais aussi pour moi-même. Nous faisions ensuite des rappels de la journée précédente avant de diviser le groupe en 2. Chaque groupe participait à une activité différente le matin et l’après-midi de sorte à ce qu’ils fassent toutes les activités du programme.

En fin de compte nous n’avons pas suivi notre emploi du temps à la lettre mais les enfants ont apprécié tout ce qu’on leur a proposé. Je partage avec vous 10 idées d’activités pour organiser votre propre mini-camp d’été, en présentant en même temps les bénévoles qui ont soutenu le projet.

1- Confection de masques et dessins

Raymond Diby est bénévole au centre depuis le milieu de l’année scolaire. Chaque mercredi, il organise des ateliers de dessin avec les enfants. C’est l’un de mes souffre-douleurs et l’une des personnes sur lesquelles j’ai pu compter lorsque j’ai dû m’absenter pendant la deuxième semaine du camp. Illustrateur de formation, artiste dans l’âme, c’est l’homme qui gribouille plus vite que son ombre. Pendant le camp, il a appris aux enfants à confectionner des masques à l’aide de ballons gonflables et de feuilles de papier. Il nous a également appris à faire des dessins à partir des chiffres, de 1 à 9. Les enfants adoraient travailler avec lui. Ils l’ont fatigué mais je crois qu’il commence à y être habitué, d’autant plus qu’il donne des cours d’arts plastiques dans un lycée de Yopougon. N’hésitez pas à lui faire appel si vous avez des projets d’illustration.

2- Réalisation d’une œuvre d’art vohou-vohou

Aboubacar Sidiki Bamba avec son Ong Destin en Main est partenaire du Centre Eulis, depuis le début de l’année. Il a réalisé avec les enfants huit tableaux que nous mettons d’ailleurs en vente. Le vohou-vohou est un art contemporain ivoirien qui consiste en un assemblage de plusieurs objets non-périssables et vohou-vohou signifie « n’importe quoi » en Gouro. Pendant le camp, les enfants et Aboubacar ont travaillé sur la confection d’un tableau, en 2 séances. L’une consacrée à la récupération de plusieurs matériaux puis au collage, et la deuxième à l’application de la peinture pour colorer l’œuvre. Les différents tableaux réalisés sont en vente à des prix allant de 25000 à 50000 Francs. L’argent récolté servira à aider des enfants pour leur scolarité et à financer les ateliers d’art du Centre Eulis. Vous pouvez nous contacter via la page Facebook ou au 48-11-54-54

3- A la découverte des pays

Abdulbasit Adéwalé est mon souffre-douleur en chef au Centre Eulis. Il est passé me voir la première fois pour poser des questions sur la création du centre et mon parcours. Il a manifesté l’envie de contribuer à faire découvrir le monde aux enfants et il répond toujours présent lorsqu’on a besoin de lui. Il a travaillé avec Raymond pour imprimer une carte du monde sur plusieurs feuilles de papier que Raymond a collées entre elles. Et il a téléchargé les vidéos et images dont on avait besoin pour apprendre les différents continents aux enfants et leur faire découvrir quelques pays et capitales du monde. Abdulbasit est un peu le tonton méchant de la bande de bénévoles. Les enfants savent qu’avec lui, les noms ne tardent pas à descendre sur les fiches du bas. Mais s’il est aussi sévère avec eux, c’est surtout parce qu’il les aime et veut les amener à être plus disciplinés. Il a également travaillé sur les ateliers d’anglais et d’informatique parce qu’il n’était pas dans une case précise. Il était là où on avait besoin de lui.

4- La gestion du temps et l’environnement


Cheick Diallo était incroyablement timide lorsque je l’ai rencontré la première fois en 2016. Il parle toujours peu aujourd’hui mais c’est fou à quel point il s’est de plus en plus affirmé dans son engagement pour la cause des enfants. Pendant l’année scolaire, il a animé plusieurs ateliers avec son équipe, sur la citoyenneté et les droits et devoirs des enfants. Pendant le camp, avec Luc, ils ont organisé un atelier sur la gestion du temps et un autre sur la propreté. Ils ont même confectionné deux poubelles à partir de bidons en plastique recyclés. Et ils ont amené les enfants à nettoyer les alentours du Centre. Le respect de l’environnement et la propreté sont des valeurs tellement importantes à inculquer. J’ai noté que les enfants ont tendance à reprendre très vite les mauvaises habitudes et jeter les ordures par terre mais je crois qu’on peut progressivement les amener à être de meilleurs citoyens.

5- Les cours d’anglais

Nous avons été trois à travailler sur les ateliers d’anglais: Stéphanie Touré, Abdulbasit et moi-même. Stéphanie est notre prof d’anglais en chef depuis quelques semaines déjà. Elle travaille elle-même dans un cabinet de traduction. Tous les Samedis matins, elle apprend de nouvelles notions en anglais aux enfants avec beaucoup de pratique mais aussi des images et des vidéos. Pendant le camp, elle leur a appris les noms des pays Africains en anglais et leurs drapeaux. En son absence pendant les autres jours de la semaine, Abdul et moi avons révisé les membres de la famille, les couleurs et les chiffres en anglais avec les enfants. On a organisé des jeux avec une balle de tennis qu’on se lançait entre nous tout en comptant en anglais ou en traduisant certains mots. Il y a mille et une façons de rendre l’apprentissage amusant. 


6- Les cours d’informatique

Khalil et Kevin ont commencé à donner des cours d’informatique aux enfants depuis la fin du mois de juin. Ils sont tous deux développeurs dans la même entreprise et très très occupés au boulot. Ils se donnent quand même le luxe de venir partager leur savoir tous les samedis matins à une bande d’enfants très excités. Je ne me suis toujours pas remise du fait qu’ils ont acheté des Kinder Bueno pour les enfants, j’ai même failli tout garder pour moi 😅Franchement est-ce que ce sont des choses pour les enfants ? Finalement on les a distribué le jour de la cérémonie de clôture aux enfants qui ont été assidus aux séances. Grâce à l’équipe KK, les enfants ont appris les différents composants d’un ordinateur, comment utiliser internet pour faire des recherches, et ce n’est que le début.

7- Lecture et dictée

Le premier jour du camp, nous avons lu « Le dinosaure du Kilimandjaro » de Donald Grant et les enfants ont fait une dictée sur un extrait du livre. Awa Silué et Mintanhan Ouattara m’ont épaulée pour ces ateliers de lecture et dictée. Nous avons aussi découvert les frères Wright avec un livre issu d’une série sur les géants de la science. Les enfants ont entre autres appris des valeurs de persévérance et de courage, et l’importance de la créativité. Malheureusement, il y a un énorme travail à faire pour relever leur niveau en orthographe, grammaire et conjugaison. Les dictées étaient pleines de fautes invraisemblables. Nous allons essayer de mettre l’accent sur la lecture et des concours de dictée et d’orthographe à l’avenir in shaa Allah.

8- Maths-Physique

Epiphane Kouassi a travaillé avec les enfants en les séparant en 2 groupes, les enfants du primaire d’un côté et ceux du collège de l’autre. Ils ont travaillé au tableau pour réviser les bases de conversion des unités de mesure de la masse, et sur des opérations d’addition, de multiplication et de division. Mon objectif à la base était de détecter les lacunes des enfants et de les faire travailler sur Khan Academy. Je n’ai malheureusement pas pu bien organiser cela, en plus du fait qu’on n’a que deux ordinateurs sur lesquels ils peuvent travailler. Mais in shaa Allah le projet est toujours d’actualité pour la rentrée scolaire. 


9- La confection de bracelets et de magazine

Jérôme est passé montrer aux enfants comment réaliser des bracelets à l’aide de fils de nylon. Le camp était trop court pour que les enfants apprennent à le faire eux-mêmes mais ils étaient tous émerveillés par son savoir-faire. Les plus petits y voyaient même de la magie 😂. Moi j’ai eu un joli bracelet « I ❤️ Eulis ». J’espère que Jérôme reviendra nous voir pour qu’on maîtrise tous cet art en quelques semaines. 

On a aussi appris à réaliser un magazine grâce à un numéro de Planète Okapi. Nous n’avons malheureusement pas terminé le processus mais les enfants connaissent désormais les différents départements qui travaillent à la réalisation et à la vente d’un magazine. Ils ont travaillé sur différentes rubriques et même si le camp est déjà terminé, je compte finaliser leur travail avec Raymond et leur présenter ce qu’ils ont fait in shaa Allah.

10- Les séances cinéma

Nous avons eu des séances cinéma les deux vendredis du camp, avec tellement de pop corn sucré et salé que je n’en mangerai plus avant un bon bout de temps. Nous avons regardé Akeelah and the bee le premier vendredi. Le but était d’inspirer les enfants grâce à l’histoire d’Akeelah, une jeune afro-américaine qui a remporté un concours d’orthographe national. Les enfants ont adoré! Je les retrouvais souvent en train d’épeler des mots les matins, avant qu’on ne commence les activités du camp. 

J’ai réalisé une envie personnelle le deuxième vendredi, avec Le petit prince. J’avais envie d’organiser cette séance depuis que j’ai lu « Le petit prince » d’Antoine de Saint Exupery et regardé le film sorti en 2015. Les enfants ont encore aimé, et pendant la session de questions, ils ont parlé de l’importance de respecter les autres, peu importe leur statut social. 

D’ailleurs ce jour là, nous avions eu une conversation intéressante le matin sur les moqueries. Les enfants s’étaient tellement moqués de l’un de leurs amis parce qu’il a des difficultés en anglais qu’il voulait rentrer chez lui en larmes. C’est important d’expliquer aux enfants que leurs mots et leurs rires peuvent blesser les autres. La séance a été improvisée mais je pense qu’elle était et est nécessaire. Prenons le temps d’expliquer aux plus jeunes comme aux plus grands, qu’il ne faut pas rire du physique et des lacunes des autres. Ça contribuera à rendre nos relations meilleures mais surtout à entretenir l’estime et la confiance en soi de chacun. 


La clôture du camp

Raissa Koné, qui avait déjà été des nôtres le jour de l’anniversaire du Centre, nous a fait danser le Samedi 26 juillet à l’occasion de la clôture du camp. Nous avons partagé un plat d’alloco, des crêpes et des jus avec les enfants et les bénévoles présents. On a aussi distribué des certificats de participation à tous les enfants avant de nous séparer. Au final, avec les apports des uns et des autres, et de ce qu’on avait déjà à disposition, ce camp a coûté environ 50.000 francs. 

Voilà, j’ai enfin réussi à écrire cet article. Mais il ne serait pas complet sans un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite du camp de près ou de loin, en plus des bénévoles et partenaires. Merci à mes cousines qui ont préparé la tonne de pop corn pour nos séances cinéma, à maman qui nous a offert un magnifique tchep, puis des jus pour notre séance de clôture, et à toutes ces personnes qui nous ont offert des friandises pour motiver les enfants à apprendre. Je me suis rendu compte encore une fois que j’ai une magnifique communauté sur internet. In shaa Allah, nous ferons mieux l’année prochaine. En attendant, on arrêtera pas de faire découvrir le monde aux enfants à travers plusieurs ateliers pendant l’année scolaire. Faites absolument ça chez vous!

CENTRE EULIS, UN AN DÉJÀ!

Il y a deux ans, quand j’étais encore à San Francisco, avec mes grands rêves pour l’éducation nationale, mon père était sceptique. Il m’a dit « tu as des rêves tellement grands que j’ai peur que tu sois déçue par la réalité. » Hier, devant plus de 200 personnes, il a dit qu’il était fier de me voir m’épanouir dans ce que j’aime. Et pour moi ça vaut toutes les récompenses du monde. Il n’arrive toujours pas à prononcer le nom de mon Master, et je suis sûre qu’il ne comprend toujours pas forcement où je vais, mais son soutien est inestimable.

Mon bébé a un an et j’ai l’impression que le temps est passé tellement vite. Nous sommes passés d’une salle avec une centaine de livres à deux salles avec plus de 1500 livres. Nous avons vu défiler environ 600 personnes durant cette première année. Ce qui me semble peu, mais reste un accomplissement à célébrer pour faire encore mieux. En un an, nous avons organisé 3 sorties éducatives, une dizaine d’ateliers de lecture, de dessin, d’art contemporain, de danse, etc. Et ces efforts nous ont donné l’occasion de remporter le Prix Coup de coeur au Prix Orange de l’entrepreneuriat social en 2017 et le Prix Impact Social, sponsorisé par la CIE, aux Adicom Awards 2018.

 

Depuis Mars, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité a décidé d’apporter son soutien au Centre Eulis pour faire découvrir le monde aux jeunes ivoiriens. À vrai dire, je ne m’attendais pas à grand-chose. Je me gênais même de faire certaines requêtes alors que ceux en face de moi étaient très enthousiastes. En quelques semaines, les agents de la CIE se sont mis à l’oeuvre pour repeindre le premier espace du Centre et rénover entièrement la nouvelle salle. Je suis particulièrement reconnaissante à Ismaël et Andrée qui jusqu’à la veille de la cérémonie, m’accompagnaient encore dans les courses. Au delà du travail qui nous réunissait, on a partagé des fous rires, et les difficultés qui accompagnent ce genre d’initiatives.

Hier nous avons fait une pause pour célébrer nos petits accomplissements. La fête a été belle mais pas sans remous. Je garderai sans aucun doute en mémoire, le sourire de M. Kalif, Directeur Adjoint de la Communication externe à la CIE. Il me rassurait parfois alors que je m’excusais ou m’inquiétais de quelque chose qui n’allait pas comme il faut. Un sourire plein de sollicitude qui m’a mis du baume au coeur. Ses collaborateurs et lui ont été géniaux. Au point où je pourrais ne même plus me plaindre en cas de coupure d’électricité 😂. Fayotte va!

 

Pour terminer la journée toujours dans le sourire, nous avons eu la visite de l’association Geness Crea, accompagnée par la team d’artistes 2A-D. Ce sont plusieurs jeunes, passionnés par le social et l’art, qui ont tenu à laisser leur empreinte sur les murs du Centre. Avec les enfants, ils ont réalisé des fresques murales qui ont apporté encore plus de couleurs à notre espace. Les enfants ont dansé, rigolé, et peint. Le but de Jeunesse Créa est de développer le mouvement Sourire Solidaire, à travers lequel ils feront plusieurs ateliers d’art dans des espaces pour enfants. Leur première initiative a été une réussite au Centre Eulis.

Enfin, je suis reconnaissante envers maman, pas seulement parce qu’elle m’a laissé conduire sa voiture pendant que je défilais entre le Centre et la maison. Mais aussi parce qu’elle répond présente depuis le début, pour m’aider dans l’organisation de tout ce que j’entreprends. Elle est la première à partager mes posts sur Facebook et ne cesse de m’encourager. Je ne sais pas si j’ai été influencée par son métier d’institutrice. J’aurais dit non, parce que j’étais loin d’elle lorsque j’ai décidé de m’investir dans l’éducation. Mais ses conseils, son soutien, et ses jus faits-maison, contribuent sans aucun doute à la réussite de mes activités. Et c’est toujours un plaisir de partager avec elle, toutes ces choses chouettes qui m’arrivent ces dernières années.

Nous ne sommes pas toujours d’accord avec nos parents mais je remercie Dieu de m’avoir accordé des géniteurs qui me soutiennent autant. Hier, le Centre Eulis a eu un an. Je suis passée d’une rêveuse avec de grandes idées, à une rêveuse qui agit pas à pas pour améliorer les choses dans sa communauté. Les erreurs de débutante m’aideront à faire mieux in shaa Allah. Encore merci à la CIE, la Jeunesse Créa, la Team 2A-D, et toutes ces personnes qui me soutiennent sans rien attendre en retour. Cette première année a été un test couronné de succès et j’ai hâte de voir ce que nous accomplirons ensemble dans les prochaines à venir. Que Dieu nous donne la force et la santé pour réaliser nos rêves.

Photos par : Le Canari Communication

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